«Le journalisme civique vise à fournir aux gens des possibilités d'intervention afin de les amener à agir, et encourager l'interactivité entre les journalistes et les citoyens. Il cherche à créer un dialogue avec les lecteurs, au lieu de se borner à transmettre les informations en sens unique et à inonder le public de données, comme cela se passe si souvent dans le journalisme traditionnel.»


— Jan Schaffer, directeur du Pew Center For Civic Journalism

01 juillet 2009

L'avenir de Blogue-Notes

Bon, maintenant que webdo.ca est en ligne, il me reste à prendre une décision importante concernant ce blogue: le fermer ou continuer. webdo.ca occupera tout mon temps. Que restera-t-il pour Blogue-Notes? Une chose est sûre: les affaires municipales, finito pour ce carnet.

Un blogue plus personnel? Des capsules de réflexion, de l'humour, de l'humeur? Sais pas! Un blogue collectif à thème? Peut-être. De plus, j'en ai marre de la plateforme Blogger trop rigide, antédiluvienne, qui tire de la patte et bat de l'aile. Si je persiste et signe, ce sera sur Wordpress.

L'intérêt d'un blogue, à mon avis, réside dans les échanges avec les lecteurs. Plusieurs disent que l'important, c'est d'écrire pour soi. Pas pour moi. J'écris pour les autres, car si j'écrivais que pour moi, je n'écrirais rien. Ma tasse de thé, c'est la communication, le choc des idées, les débats, les points de vue divergents. Or, depuis que j'ai activé la modération des commentaires, les lâches ont déserté. Même l'enragé Gauthier a regagné les sombres coulisses de la pleutrerie et célèbre des messes basses qui frisent la diffamation dans les chaumières et les commerces de la République de Sainte-Adèle.

Heureusement, quelque chose s'organise en ce moment à Sainte-Adèle. Un mouvement qui, je l'espère, «tsunamisera» les artères encrassées de cette magnifique ville des Laurentides. La couverture de ces événements prometteurs, s'ils surviennent, se fera dans webdo.ca.

Donc, si Blogue-Notes renait de ses cendres, ce sera sans doute avec une nouvelle formule et dans un nouvel environnement. Parallèlement, je suis attaché à ce carnet qui m'a propulsé dans le monde des médias et qui m'a surtout permis de rencontrer des êtres — virtuels et bien réels — d'une grande qualité, et aussi, plusieurs abrutis, ce qui n'est pas sans intérêt.

Une réflexion à suivre

26 juin 2009

webdo.ca maintenant officiellement en ligne












webdo.ca est maintenant officiellement en ligne. Cliquez sur l'image pour accéder au site.

23 juin 2009

Appel à tous

Plusieurs personnes cherchent à communiquer avec le mystérieux «M. Gauthier» qui a rédigé une lettre ouverte enjoignant les Adélois à se «réveiller» et à se présenter nombreux aux séances du conseil municipal. Sa lettre, distribuée dans les boîtes aux lettres, faisait le procès du projet de revitalisation du centre-ville adélois. Une théorie veut que l’auteur de cette lettre utilise un pseudonyme.

S’il existe un véritable M. Gauthier, je l’invite à communiquer avec moi : aberard@webdo.ca

20 juin 2009

Musée Zénon Alary: exposition annuelle de la Saint-Jean-Baptiste


Le Musée Zénon Alary vous invite à son exposition annuelle de la St-Jean-Baptiste.
En plus des 250 sculptures sur bois du sculpteur animalier Zénon Alary, le musée présente les œuvres de deux artistes peintres :

Sylvie Brazeau et Jean-Pierre St-Germain.

Vin, gâteaux et café seront servis.

le 24 juin 2009, de 13h à 20h

Je vous incite fortement à visiter ce sympathique musée. Vous aurez la chance de rencontrer sa directrice, Simone Constantineau, une dame
âgée de 87 ans dont la passion pour le sculpteur Zénon Alary l’a poussé dans la folle aventure de créer un musée regroupant les œuvres de ce sculpteur animalier adélois. Jean-Pierre St-Germain est également un commentateur assidu de ce blogue.

Musée Zénon Alary
1425 rue Claude-Grégoire
Sainte-Adèle (secteur Mont-Rolland)

Photo : André Bérard
Découpage : Dominique Beauregard

10 juin 2009

Le cratère de Sainte-Adèle

Depuis plus d'un an, les Adélois vivent avec un immense cratère juste à l'entrée de leur village. Comme paysage à offrir en période touristique, il y a mieux. Le plus inquiétant, c'est que je ne vois jamais d'ouvriers s'affairer dans ce trou. En fait, c'est peut-être ça la nouvelle attraction touristique de la ville : le cratère de Sainte-Adèle.


video

04 juin 2009

MRC des Pays-d’en-Haut : objectif haute vitesse

La MRC des Pays-d’en-Haut tient actuellement un sondage auprès de tous les résidants du territoire de la MRC. L’objectif est de dresser un portrait plus précis des connexions Internet afin que tous les habitants de la MRC des Pays-d’en-Haut puissent bénéficier d’une connexion Internet haute vitesse.

Pour répondre au sondage

Une loi contre les poursuites-bâillons

Mauvaise nouvelle pour certains potentats municipaux qui profitent depuis trop longtemps des failles de la loi qui leur permettent de souffler la flamme de la dissidence brandie par de simples citoyens, des groupes environnementaux et même des journalistes qui transmettent et diffusent des points de vue divergents.

Lisez la nouvelle ICI

Comment cette nouvelle loi sera-t-elle interprétée et appliquée, voilà la question.

03 juin 2009

Jeunes publicitaires adélois

Luc Millette — qui s’occupe de mon blogue mieux que moi —, souhaite attirer votre attention sur une vidéo produite par un groupe d’élèves adélois de l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin dans le cadre du concours Tourne ta pub, pour la protection des forêts contre le feu!, organisé par la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Vous pouvez encourager le groupe d’élèves adélois en notant leur vidéo de 1 à 10 (idéalement 10), en cliquant ICI.

La vidéo de 57 secondes porte le titre : «Un peu de réconfort de Gabrielle Granger».

Bon visionnement et bravo aux élèves de l’école Augustin-Norbert-Morin.

20 mai 2009

Tribune libre

J'ai le plaisir de publier, à sa demande, ce commentaire de Luc Millette, l'auteur du défunt blogue carnet d'un Adélois.

«On apprenait dernièrement que le nouveau CHSLD de Sainte-Adèle se nommerait CHSLD des Hauteurs. On aurait pu faire pire comme manque d'originalité, CHSLD des Pays-d'en-Haut, CHSLD des Sommets ou encore CHSLD des Grignon. Une simple recherche sur Google nous permet de constater que l'adjectif "des hauteurs" a déjà été utilisé à toutes les sauces, dans plusieurs endroits du Québec. Pourquoi avoir choisi ce nom? Apparemment parce "qu'il existe une route qui lie la municipalité de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson à celle de Sainte-Adèle et qui porte le nom de «chemin des Hauteurs»" Wow, fallait y penser, cogiter plusieurs heures et chercher dans l'histoire profonde de la région pour trouver un tel nom. Le plus drôle, c'est que l'administration du CSSS des Pays-d'en-Haut avait pris la peine de publier un concours invitant la population à participer pour trouver ce fameux nom. Il faut croire que la quarantaine de propositions n'étaient pas au goût des cinq membres d'un obscur comité, qui a plutôt choisi de prendre le nom proposé par une personne de l'interne. Il aurait été intéressant, à mon avis, de connaître ces propositions et surtout de pouvoir donner notre avis ou préférence. Mais comme il est coutume semble-t-il dans notre région, l'élite s'est encore une fois gardé ce privilège.»

Luc Millette
Sainte-Adèle

06 mai 2009

Société de protection foncière de Sainte-Adèle

Le 17 mai prochain, à 10h, la Société de protection foncière de Sainte-Adèle (SPFSA) tiendra son assemblée annuelle au centre communautaire situé au 1200 de la rue Claude Grégoire dans le secteur Mont-Rolland.

À cette occasion, Chantal Ladouceur de la MRC des Pays-d’en-Haut, prononcera une conférence : Le Parc régional des Pays-d’en-Haut au service de la collectivité: une vision de l’avenir. Conférence qui sera précédée par une présentation de Rémi Moreau : Les fiducies et réserves naturelles: des outils de protection environnementale.

Tous sont les bienvenus et l’entrée est libre

La SPFSA est un organisme sans but lucratif et non-partisan qui poursuit activement depuis sa création, en 1991, sa mission de protéger à perpétuité les milieux naturels au bénéfice de la collectivité et des générations futures. Elle compte plus de trois-cents membres et son conseil d’administration est composé de 15 bénévoles, de gens d’affaires et de représentants de plusieurs professions, notamment des biologistes, des ingénieurs, des comptables, des courtiers d’assurances, ainsi qu’un conseiller municipal de la Ville de Sainte-Adèle.

Source : Louise Lemyre, vice-Présidente SPFSA
Tél.: 450-229-6749

27 avril 2009

Nouveau média dans les Laurentides

Collaborateurs recherchés


Récemment, j’annonçais dans ce blogue la mise en ligne prochaine d’un portail indépendant d’information en continu couvrant l’actualité laurentienne et qui intégrera certaines fonctionnalités du Web participatif. Ce nouveau site favorisera une approche axée sur le journalisme civique en offrant un contenu branché sur les préoccupations citoyennes. Il encouragera les échanges entre citoyens et élus par le parrainage d’événements, de rencontres, de conférences et de causeries portant sur les grands dossiers locaux et régionaux. Souple et évolutive, cette nouvelle plateforme s’adaptera aux besoins en information des citoyens des Laurentides tout au long de son implantation dans le milieu.

Plusieurs chroniqueurs de qualité ont déjà confirmé leur présence sur ce site. D’autres s’ajouteront bientôt.

La crise qui secoue actuellement le monde des médias traditionnels annonce l’ère des médias en ligne. Cette «révolution tranquille de l’information» à laquelle nous assistons en ce moment fait dire à Phillip Mayer, expert en évolution du journalisme : «Si je devais avoir 20 ans encore une fois, j’aimerais que ce soit aujourd’hui. Car vous allez inventer un nouveau journalisme». Selon les prévisions de Mayer, les quotidiens papier disparaîtront d’ici à 2044*. Certaines icônes des quotidiens américains songent à abandonner leur version papier au profit du web. Certains quotidiens sont déjà passés à l’action.

Le nouveau média qui sera bientôt en ligne — dont je préfère taire le nom pour l’instant — s’inscrit résolument dans cette nouvelle ère du journalisme. Plusieurs collaborateurs de grande qualité sont déjà de l’aventure. D’autres s’y grefferont bientôt. Ce nouveau média souhaite cimenter les petites communautés laurentiennes en publiant de l’information de qualité et des dossiers d'intérêt local et régional tout en accordant une place de choix aux citoyens et aux acteurs de l’actualité.

Ceux qui souhaitent participer à l’établissement et au rayonnement de cette tribune unique dans les Laurentides peuvent communiquer avec moi à l’adresse courriel suivante : aberard@facteurg.com

Le nouveau site est ouvert tant par sa forme que par son approche à toute forme de collaboration.

Nous cherchons présentement un(e) représentant(e) publicitaire qui souhaite relever un défi stimulant en participant au succès de ce projet. Le domaine de la publicité est lui aussi en mutation et les annonceurs tendent à migrer vers le web. Une commission au-dessus de celle du marché sera offerte à la personne intéressée.

Pour communiquer avec moi : aberard@facteurg.com

* Source : Le Trente, édition de février 2009

22 avril 2009

Démolition du chalet des pentes 40/80

Ce mercredi pluvieux d’avril 2009 marquera la fin d’une époque, celle des activités qui animaient le chalet des pentes 40/80. Le 3 juillet 2008, les citoyens habitant la zone limitrophe de la station de ski adéloise, une des premières au pays, apprenaient lors d’une séance spéciale du conseil municipal adélois que la nouvelle administration Descoteaux fermerait le centre de ski et procéderait à la démolition du chalet situé au pied des pentes. Bien que le maire Descoteaux avait affirmé, lors de sa campagne électorale, ne pas vouloir être le maire qui fermerait les pentes 40/80, la non-rentabilité du site et sa gestion déficitaire imposaient selon lui la fermeture du centre. Saluée par certains et décriée par d’autres, la démolition du chalet tire définitivement un trait sur une belle époque du patrimoine adélois.

La démolition en photos:




Photos: André Bérard

03 avril 2009

Parc Dufresne à Val-David: un citoyen s'exprime

[Jean Pierre Charce, un lecteur de ce carnet, m'a fait parvenir une lettre ouverte à propos du parc régional Dufresne, un dossier qui fait régulièrement la manchette. Blogue-Notes offre sa plateforme à tous les citoyens qui souhaitent s'exprimer librement. Seule exigence: les textes des auteurs doivent être signés.]


Je me souviens…

On parle de nouveau beaucoup du parc Dufresne ces temps-ci, de ses querelles de clochers et de ses «non-dits », du manque de transparence entourant certains actes et des réels enjeux qui se profilent à l’horizon. Je me souviens, à une époque pas si lointaine – Guindonville était devenu poussière et gravas –, d’une certaine discussion avec quelques ardents défenseurs du projet qui me tenaient ce langage : «Vous comprenez monsieur, dans la vie il faut parfois savoir se sacrifier pour le bien-être de sa communauté et de ses descendants».

Je restais sceptique, demeurant convaincu que la cause environnementale devait inévitablement passer par le respect des résidents des lieux, mais leur accordais tout de même le bénéfice du doute. Toutefois, en observant ce qui se passe aujourd’hui dans notre «monde à part», je me remémore l’acte de bravoure d’une certaine dame (qui se reconnaîtra sans doute), une visionnaire, en quelque sorte. Elle avait osé s’opposer et dénoncer publiquement certaines malversations entourant le projet de stationnement ainsi que celui du parc : cet engagement lui a coûté cher, car toute vérité n'est pas bonne à dire, semble-t-il. Je me souviens d’un couple de personnes âgées rencontrées récemment, natifs du village de surcroît, qui ont rebroussé chemin lorsqu'on leur a demandé de payer pour prendre une marche dans ce qu’il croyait être leur parc. Une autre personne croisée par hasard, qui se promenait nonchalamment son vélo à la main, s'est vue obligée de quitter les lieux, car son V.T.T n'était soi-disant pas dans les normes, d’autres encore à qui l’on a refusé l’autorisation d’escalade, car sans doute ne faisaient-ils pas partie de la bonne école. Et ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres. Je me pose la question suivante : faut-il avoir la panoplie complète du parfait randonneur et posséder un portefeuille plus que garni pour avoir accès à notre parc ?

Il me semble que les taxes que nous payons en tant que résidents devraient suffire amplement à s’acquitter de ces frais. Je pense alors au conte philosophique célèbre d’Antoine de Saint-Exupéry : le Petit Prince, parmi les nombreux personnages rencontrés lors de son périple galactique, a fait la connaissance d’un businessman. Celui-ci passait le plus clair de son temps à comptabiliser des étoiles qu’il ne cessait d’accumuler sans répit. Intrigué par ce comportement étrange, le Petit Prince se disait qu’elles n’appartenaient pourtant à personne, toutes ces étoiles. Justement, rétorquait l’homme d’affaires, elles ne sont à personne, donc elles sont à moi. Mais que faites-vous donc avec ces milliers d’étoiles? demandait encore le garçon. Je les possède, un point c’est tout. Et s’il venait à l’esprit du Petit Prince de visiter la planète «parc Dufresne», ne serait-il pas étonné de constater combien les idéaux écologiques des premiers jours ont cédé la place à des motivations apparemment plus mercantiles que philanthropes?

Jean-Pierre Charce
Val David

31 mars 2009

Immobilisme ou écœurement?

J’avais récemment une discussion fort intéressante sur l’immobilisme avec quelques amis. Je m’apprêtais à écrire un billet sur le sujet, mais voilà que je suis doublé par le Vieux Henri qui nous livre un texte bien senti sur la question.

Il serait intéressant d’analyser d’un point de vue sociologique ce courant d’opposition citoyenne à tout projet d’envergure. Assistons-nous à une redéfinition collective du développement, de l’innovation et du progrès, où au contraire, à la progression d’un manque de vision endémique ? La confiance des citoyens envers les élus, les organismes et les développeurs, s’est-elle à ce point effritée que l’on préfère, par prudence, s’opposer systématiquement à tout projet ? Sommes-nous à ce point enlisés dans le consensus mou que toute initiative s’épuise en consultations, en études et en discussions pour finalement mourir dans l’œuf ?

Somme-nous, collectivement, à développer un esprit plus critique ou plus cynique ?

Au-delà du syndrome bien réel du «pas dans ma cour», peut-être assistons-nous en effet à l’émergence d’un esprit plus critique envers les propositions des développeurs. C’est du moins une hypothèse à explorer. La mauvaise gestion, les dépassements de coûts, l’incompétence des intervenants, les «enveloppes brunes» et le manque de transparence ont peut-être poussé les citoyens à adopter une attitude de méfiance parfois excessive. Les promesses ne suffisent plus, les résultats doivent être au rendez-vous.

À quoi s’opposent au juste les citoyens ? À la nature d’un projet, ou aux méthodes de gestion et de mise en œuvre ? La question se pose, car souvent, le projet annoncé n’est pas celui qui est livré. La crise économique qui sévit actuellement, particulièrement aux États-Unis, démontre bien que certains modèles économiques mènent à un échec couteux et socialement inacceptable. Plusieurs credos de l’économie devront être revue et corrigés.

Dans ce contexte, devons nous parler d’immobilisme ou d’écœurement ?

20 mars 2009

Il est grand le mystère de la mauvaise foi

Herr Ratzinger, alias Benoit XVI, deviendrait-il un vecteur du sida en Afrique en accréditant des croyances plutôt que des faits? Le successeur de saint Pierre, qui a un lien trouble avec les préservatifs, soutient que l’abstinence et la fidélité entre les partenaires sont préférables aux préservatifs dans la lutte pour endiguer la pandémie de sida en Afrique. Il en rajoute en affirmant qu’ils pouvaient même l’aggraver. Le continent noir, pourtant déjà durement éprouvé par la pauvreté, les fléaux, les conflits, les exactions et les catastrophes de toutes sortes, avait-il vraiment besoin de la visite de ce messager porteur de mythes et de légendes?

Yannik Villedieu écrit dans son carnet: «Depuis plus d'un quart de siècle que le virus de l'immunodéficience humaine, le VIH, a commencé à faire ses ravages, le seul moyen de prévention qu'on ait trouvé est le préservatif. On a fait la preuve que le petit bidule de latex protège efficacement contre la transmission du virus. Que des campagnes de promotion du préservatif permettent de ralentir la propagation de la maladie. Et que la distribution de préservatifs n'a pas pour effet de diminuer l'âge des premières relations sexuelles, ni d'augmenter le nombre des partenaires».

C’est une question de fait et non de croyance. En tentant de convaincre les populations africaines du contraire, Herr Ratzinger risque fort d’empirer la situation. Ses propos témoignent également de sa méconnaissance des mœurs sexuelles de ce continent en croyant naïvement que les Africains s’abstiendront et seront fidèles, simplement parce que le pape le leur commande. Il y a seulement quelques années, certains Africains habitant de petits villages croyaient échapper à la maladie en lavant leurs organes génitaux avec de l’acide à batterie. L’éducation et l’utilisation des préservatifs sont l’une des clés de la lutte contre le sida en Afrique. Ce n’est pas le cas des élucubrations du saint pitre.

Les chefs spirituels, gourous, magistères, pandits, pasteurs et «sages» de ce monde font davantage de dégâts que toutes les maladies réunies.

Photomontage : Dominique Beauregard

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